"Les souvenirs oubliés ne sont pas perdus"
FREUD

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"On donne tout à nos enfants y compris des peurs qui ne leur appartiennent pas"
Lyse Desroches

Elles s’adressent en général à des familles dont un des membres présente des troubles : comportement, alimentaires, etc… ce membre est en quelque sorte le symptôme visible de cette famille .
Il faut garder à l’esprit que tout groupe exige pour subsister une certaine stabilité, et que toucher à l’un de ses membres peut déséquilibrer les autres.
Ces thérapies utilisent les concepts psychanalytiques individuels pour comprendre la structure des conflits interpersonnels en action dans le groupe familial.
Elles tiennent compte de la projection des conflits psychiques non résolus des parents sur leur enfant, et des grands parents sur les parents, c’est une approche transgénérationnelle.
Les séances se déroulent en présence de deux thérapeutes, un possédant le diplôme de thérapies familiales et un co-thérapeute formé à la technique.
Lors des premières séances, les thérapeutes ont besoin de rencontrer la totalité des membres de la famille, parents, grands-parents, frères et sœurs du patient.
Ensuite, les séances réuniront les intervenants essentiels du groupe familial. Elles durent une heure environ et ont lieu une ou deux fois par mois.
"Le rapport entre ce que je suis, le sujet dont je m’occupe et ma pratique "

L’analyse des pratiques, quelque soit la façon dont on la nomme : supervision etc…, renvoie à l’idée que dans l’après-coup, il demeure essentiel de penser son implication dans les actes adoptés dans une fonction.
Elle s’adresse en premier lieu à des équipes dont le travail en groupe se confronte à des problématiques difficiles, parfois épuisantes psychiquement (éducatives, hospitalières, sociales principalement).
Elle requiert du psychologue la connaissance de la dynamique groupale et la faculté d’animer et de faire se confronter des points de vue, pour qu’advienne le sens que chacun met derrière les mots.
Elle permet la prise de distance nécessaire à la réflexion et à la mise en mouvement, la potentialisation des ressources individuelles et groupales.
L’équipe se met alors en mesure d’élaborer elle-même les instruments de sa pratique et les moyens de sa formation.
Les équipes, composées de 7 membres maximum, se réunissent de une fois par semaine à une fois par mois, avec la psychologue, sans la présence d’un supérieur hiérarchique.
La démarche peut être individuelle, ou entrer dans le cadre de la formation permanente.
"Faute de pouvoir voir clair, nous voulons, à tout le moins, voir clairement les obscurités."
Freud

Cette pratique thérapeutique centrée sur le sujet est un processus de changement.
Elle permet la levée progressive de certains symptômes, des réaménagements importants sur le plan du fonctionnement psychique.
Selon Freud, son but ultime n'est pas de guérir en effaçant un symptôme mais d'aboutir à "la récupération de ses facultés d'agir, de penser et de jouir de l'existence"
Elle vise à atténuer la souffrance psychique et à donner les outils nécessaires pour mieux gérer son quotidien.
Elle identifie les difficultés présentes, ponctuelles qui auraient un lien avec des conflits non résolus du passé sans pour autant s’engager vers une cure psychanalytique.
C'est ce qui est demandé (bien que non obligatoire malheureusement) à qui veut devenir psychothérapeute.
Elle peut être un outil de développement personnel et est adaptée à de nombreuses problématiques.
La psychothérapie ne s’adresse pas qu’à l’adulte mais offre à l'enfant et à l'adolescent un espace confidentiel et sécurisant, où il peut exprimer ses difficultés et ses peurs, par la parole, ou le jeu et le dessin pour les plus jeunes.
" La psychanalyse veut promouvoir à la reconnaissance consciente ce qui dans la vie de l'âme est refoulé ."
Freud

Freud a donné de la psychanalyse la définition suivante :
"Psychanalyse est le nom :
1) d’un procédé pour l’investigation de processus psychiques, qui sont à peine accessibles autrement ;
2) d’une méthode de traitement des troubles névrotiques, qui se fonde sur cette investigation "
La règle fondamentale de dire tout ce qui vient à l’esprit en séance a pour contrepartie la stricte confidentialité à laquelle s’engage l’analyste.
La centration sur la relation de parole et l’exclusion du biologique et du social donne toute la place au fonctionnement psychique en séance.
Le but est d’instaurer la pensée associative dans le cadre analytique car elle facilite l’émergence des significations inconscientes.
Le cadre, comporte le contrat avec l’analyste (dont le paiement et les horaires des séances), et le dispositif destiné à favoriser l’émergence des idées, des images et des affects en rapport avec l’activité psychique inconsciente de sorte qu’elle soit analysable.
Par rapport à cette règle fondamentale, prennent sens les notions de résistance, de régression, de passages à l’acte, et aussi, du côté de l’analyste, celle d’écoute flottante (en égal suspens), de réceptivité empathique, d’intuition, de constructions des inférences et des contenus latents du discours de l’analysant, de ses récits de rêves, de ses lapsus, de ses actes manqués et de ses symptômes, dans le jeu contradictoire du refoulement et du retour du refoulé, et des défenses.
Il ne s’agit pas, en analyse, de réduire les symptômes, mais de traiter leurs causes :
non pas de les faire taire mais de les interroger : trouver leur sens, leur origine, leur histoire, leurs significations.
C’est le procédé qui permet de résoudre le plus profondément les problèmes et qui s’impose pour qui veut devenir psychanalyste.
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